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La piève d'Ampugnani

Ancienne piève de Corse, située dans le nord-est de l'île en Castagniccia, Ampugni relevait de la province de Bastia sur le plan civil et du diocèse d'Accia sur le plan religieux.

Cette piève est traversée dans son milieu par un cours d'eau appelé Ampugnanello, qui prend sa source dans la montagne et se jette dans le Fium'alto, au-dessous de Castellare.



La piève d'Ampugnani, au haut de laquelle se trouve une montagne très élevée. À son sommet on y voit encore les ruines d'Accia, ville aujourd'hui complètement détruite. C'est là que se trouve la montagne de Morosaglia, fameuse par les guerres et les engagements sans nombre dont elle a été le théâtre. On y produisait des châtaignes, bien sûr, mais aussi des céréales, du bois, et des fruits.


L'église piévane d'Ampugnani était l'église Sainte-Marie (Santa Maria Assunta), construite au milieu du Moyen Âge à Casalta Elle a été l'église principale de la piève jusqu'au XVIIe siècle.. Mais sera en ruines, dès la fin du XVIIIe siècle.

L'ancienne chapelle Santa Maria, romane, bâtie au XIIe siècle sur un promontoire à 394 m d'altitude, et située à environ 450 m au sud de l'actuel village. Délaissée à la fin du XVIIIe siècle, la chapelle tombe en ruine. Ses vestiges sont classés au titre des Monuments historiques.



Le territoire de l'ancienne piève d'Ampugnani correspond aux territoires des communes actuelles de :


Silvareccio

Le village de Silvareccio, situé sur une crête dégagée, est orienté plein sud. La vue panoramique sur toute la Castagniccia y est très appréciée et depuis le col San Agostino, à 700 m de la mairie, on plonge dans la Méditerranée jusqu'aux îles de Toscane.

Actuellement l’un des quatre villages les plus peuplés du cœur de la Castagniccia (135 habitants), le territoire communal est également l’un des plus étendu. Il propose une belle gamme de restauration du bâti traditionnel de la région : toits de lauzes, pierres de schiste, ruelles étroites, arcades voutées … Les façades ont conservé leurs trous de boulin ainsi que les ouvertures sans fenêtre des derniers étages sous les toits pour l’aération des greniers à châtaignes. Cheminées et girouettes personnalisent les toitures. Certaines portes témoignent de l’ancienne destination des rez-de-chaussée : caves, écuries, enclos pour les animaux … Les jardins en terrasses et ceux, cachés et encastrés entre les maisons, confère à ce village très fleuri un air de fête dès le printemps.

L’église paroissiale San Sebastianu (St Sébastien), baroque, est située au centre du village. De nombreuses œuvres et objets religieux sont recensés aux archives du patrimoine, avec notamment une très grande croix de la Passion qui porte les armes du Christ.

La chapelle « San’ Agostino »(Saint Augustin), datant du XIIIème siècle, est en pierres de schiste apparentes, avec un clocher particulier placé sur un mur de prolongation en dehors du bâti principal. Certaines pierres des fondations seraient datées du IXème siècle. L’intérieur possède la sobriété de l’art roman.

A voir également, la fontaine « e vetrice » qui tient probablement son nom des châtaigniers dont on cueillait autrefois les pousses pour fabriquer les paniers ; le lavoir « e Tre » alimenté par des sources qui descendaient de la montagne.


Casalta

Village d’un seul tenant, Casalta a la particularité d’être le premier de Castagniccia à être vu sur son promontoire dominant la vallée du Fium’Alto et la route qui serpente au bord de la rivière jusqu’en Orezza. Assis sur la face Sud du Mont San Anghjulu, face au soleil, L’arête rocheuse sur laquelle il est construit est très étroite, de sorte que la route ne peut le contourner, ni le traverser. Casalta signifie en corse « Maison haute ». Il a pris ce nom suite à la construction d’une maison-tour, la « Casa Alta », au XVème siècle, au bout de l’arête rocheuse portant le village. Deux autres maisons-tours furent ensuite bâties au XVIème siècle. Le bâti s’est étoffé au fil du temps, les nouveaux arrivants semblant désireux de se mettre sous la protection de ce lieu.

C’est un village résolument piéton, un peu secret car inaccessible, il est composé de petites ruelles et passages entre le bâti traditionnel. Les maisons sont faites de pierres sèches ou restaurées à l’identique, les toitures sont couvertes de lauzes. On peut remarquer sur la façade d’une des maisons, au premier étage, l’arrière d’un four à pain.


Piano

Piano est un village de caractère au cœur de l’Ampugnani situé au sein d’un environnement sauvage et assez retiré en plein milieu du parc naturel de la Castagniccia.

Ses rues et ses passages voutées, ses maisons singulières ornées de portes typiques et cadran solaire sont à découvrir.

À visiter également son église restaurée d’architecture baroque et à la sortie sud du village ne pas manquer de se rendre sur le site de la chapelle Saint Georges, site dominant toute la vallée, un panorama à couper le souffle!


Casabianca

Le village se situe sur le versant oriental de la Castagniccia et dans le Parc Naturel Régional de Corse, à 600 mètres d’altitude, sous la Cima a u Borgu (930 mètres). Ancien village fortifié du XVIème siècle, les maisons en arrondi étaient autrefois entourées de remparts. Cette commune fait la jonction entre la région de montagne de Castagniccia et la descente vers les régions de Casinca et du Nebbio.

Le bâti (entre le XV et le XIXème siècle) présente énormément d’éléments traditionnels de Castagniccia : fours à pain, pressoirs à huile, séchoirs à châtaignes, ricciata, niches mangeoires pour les animaux, niches de dévotion, niches urinales appelées populairement « niches à pot de chambre ». Linteaux, heurtoirs, impostes en fer forgé des portes d’entrée sont très particuliers, voire recherchés. Le village de Casabianca possède quatre fontaines, dont trois d’entre elles sont des fontaines-lavoirs.

>> A visiter

Couvent Saint-Antoine

fondé vers 1420, le couvent a abrité de nombreuses consultes, dont la plus connue, celle du 15 juillet 1755, où Pascal Paoli fut proclamé Général du Royaume de Corse.

Église de l’Annonciation

L’église paroissiale de l’Annonciation (A Nunziata), a été bâtie en 1806 en remplacement de l’ancienne église datant de 1487. Elle se présente en schiste, moellon et enduit avec un toit en ardoise.

Chapelle Saint-Michel

La chapelle San Michele (lieu-dit Quercetto), datée limite XVIIe siècle XVIIIe siècle, est également en schiste, moellon et enduit avec toit en ardoise.


Giocatojo

Cette petite commune du canton de Fiumalto-d'Ampugnani, est au pied du Mont San Petrone (1 767 m).

Le village lui-même, construit en alignement sur le versant méridional d'une arête rocheuse à 640 m d'altitude, bénéficie ainsi d'un ensoleillement maximal, mais comme partout en Castagniccia orientale, est soumis aux précipitations parfois fortes, amenées par les vents du sud-est.

Le village, typique de la Castagniccia, s'entoure d'un paysage naturel particulièrement grandiose et possède un très beau patrimoine bâti.


Poggio-Marinaccio

La commune est composé de trois hameaux : Poggio-Marinaccio, Lutina et Cansito. Situé au centre de la commune, le village est composé de maisons anciennes, couvertes de toits d’ardoises locales, alignées sur une arête rocheuse, et présentant une harmonie architecturale remarquable.

En 2019, la commune comptait 31 habitants.

Quercitello

Petit village de crête qui signifie « Petit chêne » en Corse, surplombant la commune de La Porta.

Il possède un petit hameau, hameau situé au col de Prato et qui ouvre le passage vers la région du Rostino. Le bâti traditionnel de Castagniccia y est très bien représenté mais c’est surtout son bâti religieux qui fait la richesse de la commune.


La Porta

Le nom de ce village vient sans doute des temps où aucune route n’existait dans l’île. C'était la voie d’accès des chemins muletiers reliant Bastia et la Plaine Orientale aux châtaigneraies de Castagniccia.

Son patrimoine bâti a les mêmes caractéristiques que les autres villages de Castagniccia, à cela près, qu’il possède plusieurs anciennes résidences de notables « Les Palazzi » car La Porta, était le chef-lieu historique de l’Ampugnani.

Des familles de notables ont doté La Porta de chapelles funéraires privées et de la chapelle Note Dame de Lavasina : La famille Sébastiani a fait don à la commune d'une maison de style mauresque. Elle fût transformée en mairie dès 1870, puis a été reconvertie en salle des mariages récemment.


Ficaja

Ficaja

Le nom de Ficaghja signifie « figueraie ». À une altitude de près de 570 mètres, c’est un village haut perché avec une belle vue panoramique sur le San Petrone et le cirque de l’Ampugnani .

Le patrimoine est important puisqu’il ne compte pas moins de deux églises, deux chapelles, quatorze fontaines et lavoirs dispersés entre les maisons et dans la forêt alentour. De nombreuses demeures sont en pierre de taille, construites sur plusieurs étages, avec les greniers … De petites ruelles étroites et pavées serpentent entre les maisons.


Croce

Situé à 800m d’altitude, Croce domine les deux piève d’Orezza et d’Ampugnani, et offre par endroit une vue panoramique sur la mer Tyrrhénienne.

La commune de Croce s'étend de la forêt de San Pietro d'Accia sous le Mont San Petrone , jusqu'au Fium'Altu. Croce, construit en belvédère, est typique des villages de l'interieur de la Corse schisteux, avec ses toits de lauzes et ses ruelles pavées de «teghje» du pays. Des temps anciens subsistent des fours à pain, un séchoir à châtaignes, et un un lavoir communal. A découvrir - L'église baroque Saint Césaire, ses nombreux tableaux et objets religieux. - La chapelle Santa Lucia de la fin du XVIIème siècle, et son point de vue sur la vallée.


Polveroso

Ce village fait la jonction entre les deux vallées par une petite route qui serpente sur une corniche escarpée donnant sur la vallée d’Orezza. Cette ancienne piste de terre rouge, qui reliait cette commune à celle de Verdese, a donné son nom au village : du latin « pulveris » (poudre, poussière) et rosso (rouge). Aujourd’hui cette route est toujours étroite et fréquentée.

Polveroso, piève d'Ampugnani

Polveroso, construit sur l’ubac, bénéficiie d'une vraie fraîcheur l’été avec une flore très présente et très préservée, des printemps fleuris et des automnes flamboyants. On peut admirer le long de sa route d’accès, une faune sauvage intacte : des cyclamens, des violettes, des genêts, des bruyères en fleurs, des ellébores, des iris et des lys et bien d’autres espèces encore.

Le village est peu peuplé, puisqu'il ne compte plus aujourd’hui qu’une quarantaine d’habitants. Par le passé, c'était un village de vanniers qui réalisaient des paniers types de castagniccia : Oval, très solide réalisé avec des pousses de châtaignier, le sportelli possède une anse très solide de par son tressage particulier, qui permet au ramasseur de châtaigne, de prendre appui dessus.


San-Damiano

Le village est construit sur un piton rocheux et a conservé son architecture traditionnelle : On peut encore y voir des séchoirs à châtaignes et des fucone.

San Daminao est réputé pour ses chanteurs de paghjelle (chants polyphoniques religieux), dont certains furent appelés pour chanter la messe du retour des cendres de Pasquale Paoli à Morosaglia.

Saint Damien est l’église principale du village. Mais on trouve aussi l’église baroque Saint Côme.


Scata

Scata, village d’un seul tenant, est construit face au soleil couchant sur les hauts de la rive droite du Fium’alto. Lui succèdent, en descendant vers la rivière, des anciens jardins en terrasse puis les vergers de châtaigniers, devenus forêt dense.

Scata est un village d’architecture médiévale, avec de hautes maisons à arcades et des passages voûtés. Au hameau de Lumito se trouvait autrefois un château, aujourd’hui en ruines, ainsi qu'une chapelle romane, également en ruines. Scata, une des plus anciennes communes de la Castagniccia, ne compte plus aujourd'hui que 44 habitants. (chiffres du recensement de 2019)


San-Gavino-d'Ampugnani

Le village est composé de plusieurs hameaux, dont Poggio est le principal

L’église paroissiale se situe là. A voir, un peu à l’écart du village, l’église San Gavino de Casanova qui fut reconstruite sur une base romane. On y trouve également des sources thermales.


Le village est surtout connu pour son implication

lors de la seconde guerre mondiale. C'est en effet dans une maison du village et dans la grotte pagliaghja, que seront centrés les comités pour la libération et que les décisions les plus importantes pour la libération de la corse y seront prises, comme l'attaque d'un convoi ennemi à Campu Pianu (entre Orezza et Pruno), le 10 septembre 1943.


Pruno

Ce village, caractéristique de vieilles maisons hautes qui s'étalent le long d'une crête pentue servait autrefois de sentinelle était très connue dans la région pour ses pressoirs à huile et à vin.

L'origine du nom viendrait soit du corse u prunu qui désigne le piquant de la bogue de la châtaigne, soit du latin prunus, car les alentours étaient plantés de pruniers. Cette commune bénéficie d’un emplacement proche de la plaine et donc des villes et de la mer tout en se trouvant en pleine montagne.

A l’origine le village de Prunu n’avait pas d’église et il était donc rattaché à la paroisse de San Gavino d’Ampugnani. En 1640 la confrérie décide de construire une chapelle dédiée à l’Annonciation de la Très Sainte Vierge. Deux siècles plus tard, l’église agrandie devient église paroissiale de l’Assomption. Elle connaîtra des rénovations, des restaurations, des agrandissements, jusqu'à la fin du XIXème siècle. C’est ainsi qu’au cœur du village, se situe l’église paroissiale baroque Santa Maria Assunta, dotée d’un presbytère surmonté d'un campanile et adossé à son abside. L’ensemble est en schiste couvert d’ardoise.


A suivre la piève d'Alesani


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